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Le breton Roger Gicquel, ancien présentateur du 20h, est décédé
 Mis en ligne le 07/03/2010



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Le journaliste Roger Gicquel, présentateur-vedette du journal télévisé dans les années 1970, est décédé samedi 6 mars 2010 des suites d'un infarctus, à l'âge de 77 ans, a annoncé sa famille à l'AFP. Revenu en Bretagne après sa carrière de présentateur, il y écrivait des livres où transparaissait sa passion pour cette région. Tout au long des années 2000, il a milité au côté d'un parti politique breton, l'Union démocratique bretonne.
Présentateur vedette du journal télévisé de TF1 de 1975 à 1980, Roger Gicquel a d'abord pratiqué le journalisme au Parisien libéré, en Normandie, durant sept ans. Ayant rencontré Roland Dhordain, le patron de la radio à l'époque, il effectue un bout d’essai à Paris avant de remplacer de temps en temps pour l'information de nuit le chevronné Raymond Mockel. Ecouté par la mère de Jacqueline Baudrier, il hérite de la revue de presse de 8h30 sur France Inter qu'il transforme en un "espace de pluralisme irréprochable".
Après l'éclatement de l'ORTF en 1974, Gicquel est propulsé à la présentation du journal de 20 heures pour lequel il n'a aucune expérience. Soutenu par Emmanuel de la Taille, il parvient à vaincre son trac.
TF1 lui a donné la consigne suivante : personnaliser le JT. Alors que naît la concurrence entre TF1 et Antenne 2, il faut identifier le journal. Chaque soir, Roger Gicquel introduit son journal par un éditorial dans lequel il donne son avis sur tout ou presque. Bien que cette personnalisation semble aujourd'hui dépassée, elle marque le passage à l'antenne de Roger Gicquel, regardé chaque soir par des millions de Français mais sa vision de l'information irrite : "Je prétendais qu'on pouvait ouvrir le journal sur un raz-de-marée dans le delta du Gange même sans images plutôt que sur la naissance d’un baleineau dans un zoo aquatique de Tokyo". Ladislas de Hoyos, présentateur vedette des journaux du week-end, sur TF1, de 1990 à 1991, suivra la même démarche.
Après le JT, Roger Gicquel occupe plusieurs postes sur TF1 avant de quitter la chaîne en 1986, au moment de sa privatisation. On le retrouve très vite sur France 3 Ouest où il anime "En flânant", un magazine intimiste qui donne à voir une Bretagne souvent méconnue. L'émission dure cinq ans, au total 182 émissions et 1200 témoins, qui permettent de contempler les splendeurs mais aussi les laideurs (pollution, urbanisme) d'une région française.
Après une riche carrière de journaliste et de producteur de télévision, Roger Gicquel choisit en 1997 la Rance pour s'y fixer et il ne cesse d'approfondir la passion qu'elle suscite en lui.
Il reste notamment célèbre pour sa phrase d'ouverture du journal de 20 heures le 18 février 1976 : "La France a peur", qui soulignait l'émotion provoquée par le meurtre du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry. Cette formule est d'ailleurs tronquée car quelques minutes plus tard il précisait que cette peur était un sentiment auquel il ne faut pas s'abandonner.
Depuis son départ définitif du petit écran, Roger Gicquel avait poursuivi la ballade en écrivant. Il est notamment l'auteur "Tous les chemins mènent en Bretagne" (1998) et plus récemment "Croisières et escales en Bretagne" (2007).
NG - Source Wikipédia |