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L'orchestre
symphonique et la chorale de l'école nationale
de musique de Quimper s'étaient lancés un
pari un peu fou : jouer une uvre "oubliée"
de César Franck, intitulée "Les sept
paroles de Jésus en Croix", et dont il n'existe
actuellement aucun enregistrement. Mission accomplie lors
du concert donné en l'Eglise Saint-Mathieu le 25 mai.
Cette
uvre de César Franck est datée du
14 août 1859. On ne sait pas si elle a été
jouée du vivant de son compositeur. Le manuscrit
original a été acquis en 1954 par la bibliothèque
de Liège. César Franck est surtout connu
pour ses uvres instrumentales, ses uvres vocales
étant souvent considérées comme mineures.
Cette
composition se situe à la frontière de l'oratorio
et de la cantate, le texte latin permet de penser qu'elle
était destinée à un usage liturgique.
Les tempi lents prépondérants sont animés
par la variété des sonorités et des
instrumentations. L'uvre donne une bonne idée
de la musique d'église française vers le
milieu du XIXè siècle.
120
musiciens, sous la direction d'Henri Gravrand, étaient
donc réunis pour donner une seconde vie à
cette partition, les parties solistes étant interprétées
par Juliette Mars (mezzo-soprano), Jean-Louis Jézéquel
(ténor) et Ronan Nédellec (baryton). En
première partie, l'orchestre a joué la symphonie
"La Passion", de Haydn, et la chorale s'est
"échauffée" sur un chant a capella,
un "Alleluia" extrait des Vêpres de Tchaïkovski.
Extrait
vidéo (56k-256k)
Extrait
sonore 1 (56k)
Extrait
sonore 2 (56k)
Extrait
sonore "Alleluia"
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