Novembre 2001

Le 28 novembre 2001 :
Football américain : les Bretons en forme

Le 27 novembre 2001 :
Label Bretagne au Pavillon de Penvillers : un week-end qui sent bon l'air du pays !

Le 24 novembre 2001 :
Salon de l'histoire locale et du patrimoine : mettre en valeur la richesse patrimoniale bretonne (2)

Le 23 novembre 2001 :
Salon de l'histoire locale et du patrimoine : toute la Bretagne réunie à Plonéour-Lanvern (1)

Le 20 novembre 2001 :
Esprit d'entreprise : "i comme" lauréate

Le 19 novembre 2001 :
Les Mederien Penhars se lancent dans le fest-noz : un premier acte particulièrement prometteur

Le 13 novembre 2001 :
Centre multimédia de documentation bretonne : un an et déjà toutes ses dents !

Le 8 novembre 2001 :
Les Mederien Penhars se lancent dans le fest-noz : premier acte le 17 novembre à Quimper

 Le 7 novembre 2001 :
Intégration de Diwan dans le service public : le Conseil d'Etat remet la décision en question


 

Intégration de Diwan dans le service public :
Le Conseil d'Etat remet la décision en question

L'intégration des écoles bretonnes Diwan dans le service public de l'éducation a eu chaud. Et, au-delà, le plan de Jack Lang sur les langues régionales a reçu un sévère avertissement. Le Conseil d'Etat a en effet ordonné la "suspension de l'exécution" du protocole d'accord.

Celui-ci avait été signé le 28 mai 2001 par le ministre de l'éducation nationale, prévoyant le passage sous statut public des établissements associatifs Diwan (2.609 élèves) qui dispensent un enseignement du breton par "immersion", c'est-à-dire dans tous les cours et lieux de vie de l'école, des maths à la cantine, de la récréation au gymnase... L'ordonnance de la juge des référés suspend également l'exécution des deux textes réglementaires organisant cet enseignement par immersion.

A l'annonce de la décision du Conseil d'Etat, Andrew Lincoln, le président du mouvement Diwan, ne cachait pas sa "déception" de voir ainsi mis à mal "l'énorme travail fait avec le ministère". "Cette décision va jeter un froid en Bretagne, a présagé M. Lincoln. L'opinion publique n'acceptera pas une remise en cause complète. Et s'il faut mobiliser, croyez-moi, ce sera massif et unitaire."

Le même jour, rue de Grenelle, on mettait aussi en avant la détermination ministérielle à faire aboutir ce projet. "Cela ne change rien à ma conviction de fond, a fait savoir Jack Lang. Et s'il y a un obstacle juridique, on le surmontera."

La suspension de l'intégration des établissements Diwan dans l'enseignement public a provoqué de vives réactions en Bretagne, et c'est finalement toute la filière bilingue qui appelle à manifester, samedi prochain, à Quimper, à l5 h, place de la Résistance. Dans un communiqué commun, Diwan, Div Yezh (parents d'élèves du public), Dihun (parents d'élèves du privé) et l'UGB (enseignants), affirment que « les recours intentés par le CNAL (Comité national d'action laïque), sont la manifestation d'un mépris pour toutes les familles qui scolarisent leurs enfants dans les filières bilingues, pour l'ensemble des Bretons attachés à cet enseignement, pour le travail de centaines de salariés enseignants et non-enseignants ».

Contestant l'analyse du Conseil d'Etat, ils rappellent que les débats parlementaires, lors du vote de l'article 2 de la Constitution et de la loi Toubon sur la protection du français, « avaient fait apparaître que les dispositions retenues ne visaient en rien les langues régionales ». Ils s'étonnent également que la juridiction administrative semble ignorer que « Diwan scolarise par immersion depuis bientôt 25 ans, que ses enseignants sont titularisés après inspection de l'Education nationale depuis 10 ans, et que toutes les évaluations montrent des résultats incontestables en français ».


DERNIERE MINUTE :


L'Assemblée Nationale a voté jeudi 8 novembre en faveur de l'intégration dans l'enseignement public des personnels des établissements scolaires Diwan, malgré la suspension du processus par le Conseil d'Etat. Le vote des députés porte sur l'article 65 du projet de loi de finances 2002 qui prévoit un financement pour le passage sous statut public à la rentrée de septembre 2002 des 194 personnels enseignants et non enseignants des écoles bilingues Diwan.

Si le Conseil d'Etat continue de s'opposer au projet actuel d'intégration, M. Lang devra sans doute revoir sa copie en réduisant un peu la part du breton face au français dans ces écoles. Mais il ne serait pas question de toucher au projet global de relance et de soutien du breton et des autres langues régionales à l'école. « J'explore, avec Diwan, les voies de droit qui permettront de trouver une solution. Et là où j'ai pouvoir, j'agis. Ainsi, les postes prévus au budget sont préservés et la nouvelle formation des maîtres devant enseigner le breton sont maintenus », a indiqué Jack Lang.


La réaction de B. Gestin, directeur de l'institut culturel de Bretagne

Le site internet des écoles Diwan


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