Avril 2001

Le 12 avril 2001 :
RAJE FM, la radio des jeunes d'Ergué-Armel : pour la première fois en direct sur internet

 Le 5 avril 2001 :
Max Jacob, la mémoire de Quimper (3) : des amis fidèles

Le 1er avril 2001 :
Premier Teknoforom@Kemper : le public quimpérois était au rendez-vous


 

Max Jacob, la mémoire de Quimper (3) :
Des amis fidèles

Max Jacob est né à Quimper le 12 juillet 1876. Il y passera les 17 premières années de sa vie, fasciné par cette "cité magique". Aujourd'hui, celui dont la vie s'est achevée le 5 mars 1944 au camps de Drancy se retrouve célébré aux quatre coins de la ville. Max Jacob, du haut de ses "gros marronniers qui escortent la rivière", ne se lasse pas de contempler "la verdoyante montagne d'en face". An Tour Tan vous propose donc une série d'articles consacrés au poète quimpérois. Voici cette semaine le numéro 3 de la série.

Outre les amis d'enfance (Jean Caveng, Pierre Allier, René Villard…), Max Jacob rencontrera à Paris des artistes qui influenceront sa vie et son œuvre. Ainsi, en 1901, le Quimpérois fera la connaissance de Pablo Picasso, qui, à son tour, lui présentera Apollinaire en 1904. A partir de 1907, Max Jacob habite au 7 de la rue Ravignan à Paris et fréquente peintres et poètes du "Bateau-lavoir". Il s'y installera lui-même en 1911, profitant avec Braque, Picasso, Juan Gris et Apollinaire des années d'avant-guerre.

Bouleversé par la guerre et par la mort de son ami Appolinaire, Max Jacob se convertira au catholicisme en 1915. En 1921, le poète se retire à Saint-Benoît-sur-Loire et loge au monastère. Il retrouvera Jean Moulin à Quimper en 1930, avant de se voir honoré du grade de Chevalier de Légion d'honneur en 1933. C'est à cette même époque que Max Jacob rencontrera Pierre-Jakès Hélias, échangeant de brèves paroles au Café de l'Epée.

Après son frère Gaston, la sœur de Max et son mari sont déportés en 1944 à Auschwitz. L'écrivain est arrêté le 24 février, conduit à la prison d'Orléans, et transféré à Drancy le 28 février. Il décèdera le 5 mars d'une pneumonie. Inhumé provisoirement à Ivry, son corps sera transféré en 1949 au cimetière de Saint-Benoît-sur-Loire.

Nicolas Gonidec