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Max
Jacob est né à Quimper le 12 juillet 1876. Il
y passera les 17 premières années de sa vie,
fasciné par cette "cité magique".
Aujourd'hui, celui dont la vie s'est achevée le 5 mars
1944 au camps de Drancy se retrouve célébré
aux quatre coins de la ville. Max Jacob, du haut de ses "gros
marronniers qui escortent la rivière", ne se lasse
pas de contempler "la verdoyante montagne d'en face".
An Tour Tan vous propose donc une série d'articles
consacrés au poète quimpérois. Voici
cette semaine le numéro 3 de la série.
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Outre
les amis d'enfance (Jean Caveng, Pierre Allier, René Villard…),
Max Jacob rencontrera à Paris des artistes qui influenceront sa
vie et son œuvre. Ainsi, en 1901, le Quimpérois fera la connaissance
de Pablo Picasso, qui, à son tour, lui présentera Apollinaire en
1904. A partir de 1907, Max Jacob habite au 7 de la rue Ravignan
à Paris et fréquente peintres et poètes du "Bateau-lavoir". Il s'y
installera lui-même en 1911, profitant avec Braque, Picasso, Juan
Gris et Apollinaire des années d'avant-guerre.
Bouleversé
par la guerre et par la mort de son ami Appolinaire, Max Jacob se
convertira au catholicisme en 1915. En 1921, le poète se retire
à Saint-Benoît-sur-Loire et loge au monastère. Il retrouvera Jean
Moulin à Quimper en 1930, avant de se voir honoré du grade de Chevalier
de Légion d'honneur en 1933. C'est à cette même époque que Max Jacob
rencontrera Pierre-Jakès Hélias, échangeant de brèves paroles au
Café de l'Epée.
Après
son frère Gaston, la sœur de Max et son mari sont déportés en 1944
à Auschwitz. L'écrivain est arrêté le 24 février, conduit à la prison
d'Orléans, et transféré à Drancy le 28 février. Il décèdera le 5
mars d'une pneumonie. Inhumé provisoirement à Ivry, son corps sera
transféré en 1949 au cimetière de Saint-Benoît-sur-Loire.
Nicolas
Gonidec