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Max
Jacob est né à Quimper le 12 juillet 1876. Il
y passera les 17 premières années de sa vie,
fasciné par cette "cité magique".
Aujourd'hui, celui dont la vie s'est achevée le 5 mars
1944 au camps de Drancy se retrouve célébré
aux quatre coins de la ville. Max Jacob, du haut de ses "gros
marronniers qui escortent la rivière", ne se lasse
pas de contempler "la verdoyante montagne d'en face".
An Tour Tan vous propose donc une série d'articles
consacrés au poète quimpérois. Voici
cette semaine le numéro 2 de la série.
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Au
mois d’août 1883, le testament d’Urbain Couchouren arrive sur le
bureau du maire de Quimper, M. Astor. Celui-ci lègue à la ville
le terrain lui appartenant, situé entre la rue Neuve, l’Odet, et
la rue du Pont Firmin, afin de fonder un hospice pour les vieillards
de Quimper.
Seulement
voilà : les Quimpérois voulaient un théâtre, remplaçant celui
du musée, devenu trop étroit. De débats en procès, l’affaire déchaînera
la chronique 16 années durant. Le théâtre sera finalement construit,
et inauguré le 13 février 1904. Inspiré par ces démêlés, Max Jacob
écrivit une pièce de théâtre ainsi qu’un roman, tous deux intitulés
« Le terrain Bouchaballe », publiés en 1910 et 1923.
Dans
ces livres, les noms Couchouren et Quimper sont remplacés par Bouchaballe
et Guichen, provoquant un effet burlesque. Description moqueuse
Mais ces ouvrages ne seront pas très bien accueillis par les Quimpérois,
en raison des descriptions moqueuses de personnes suffisamment reconnaissables.
Il
faut savoir que Max Jacob était lui-même opposé au projet du théâtre,
refusant de transformer Quimper au nom du progrès et de l’ambition.
Théâtre qui porte aujourd’hui son nom...
Nicolas
Gonidec