Mars 2001

Le 21 mars 2001 :
Les nouvelles technologies à l'honneur : premier "teknoforom@kemper" les 29, 30, 31 mars

 Le 5 mars 2001 :
Max Jacob, la mémoire de Quimper (2) : Max et l'effet railleur...

Le 5 mars 2001 :
L'Inde, la Chine et le Japon à l'honneur : portes ouvertes sur l'Asie à l'Isuga


 

Max Jacob, la mémoire de Quimper (2) :
Max et l'effet railleur...

Max Jacob est né à Quimper le 12 juillet 1876. Il y passera les 17 premières années de sa vie, fasciné par cette "cité magique". Aujourd'hui, celui dont la vie s'est achevée le 5 mars 1944 au camps de Drancy se retrouve célébré aux quatre coins de la ville. Max Jacob, du haut de ses "gros marronniers qui escortent la rivière", ne se lasse pas de contempler "la verdoyante montagne d'en face". An Tour Tan vous propose donc une série d'articles consacrés au poète quimpérois. Voici cette semaine le numéro 2 de la série.

Au mois d’août 1883, le testament d’Urbain Couchouren arrive sur le bureau du maire de Quimper, M. Astor. Celui-ci lègue à la ville le terrain lui appartenant, situé entre la rue Neuve, l’Odet, et la rue du Pont Firmin, afin de fonder un hospice pour les vieillards de Quimper.

Seulement voilà : les Quimpérois voulaient un théâtre, remplaçant celui du musée, devenu trop étroit. De débats en procès, l’affaire déchaînera la chronique 16 années durant. Le théâtre sera finalement construit, et inauguré le 13 février 1904. Inspiré par ces démêlés, Max Jacob écrivit une pièce de théâtre ainsi qu’un roman, tous deux intitulés « Le terrain Bouchaballe », publiés en 1910 et 1923.

Dans ces livres, les noms Couchouren et Quimper sont remplacés par Bouchaballe et Guichen, provoquant un effet burlesque. Description moqueuse Mais ces ouvrages ne seront pas très bien accueillis par les Quimpérois, en raison des descriptions moqueuses de personnes suffisamment reconnaissables.

Il faut savoir que Max Jacob était lui-même opposé au projet du théâtre, refusant de transformer Quimper au nom du progrès et de l’ambition. Théâtre qui porte aujourd’hui son nom...

Nicolas Gonidec