Décembre 2000

Le 24 décembre 2000 :
Joyeux Noël depuis la cathédrale de Kemper !

Le 24 décembre 2000 :
Quimper en 1900 : les changements climatiques ne datent pas d'hier...

 Le 14 décembre 2000 :
Inondations en Bretagne : des millions de francs de dégâts dans les villes

Le 1er décembre 2000 :
Dynamique culturelle bretonne : les jeux organisés en comités et fédérations

Le 1er décembre 2000 :
Charte européenne des langues régionales : une pétition "pour que vivent nos langues"

Le 1er décembre 2000 :
Journée mondiale contre le Sida : les étudiants quimpérois ont répondu présent


 

Inondations en Bretagne :
Des millions de francs de dégâts dans les villes

A NE PAS MANQUER :
La vidéo amateur exceptionnelle de la catastrophe à Quimper
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Au cœur de Quimper, mardi soir, 20 h...

La Bretagne, et plus particulièrement le Finistère, a connu mardi soir dernier la plus grosse crue de son histoire. Dans les principales villes, comme Quimper, Quimperlé, Morlaix ou encore Landerneau, les eaux ont atteint jusqu'à plusieurs mètres de hauteur. Il faut à présent panser les plaies et évaluer les dégâts.
 

Tout s'est passé très vite. En quelques heures, le centre historique de Quimper s'est retrouvé sous trois mètres d'eau. Si aucune victime n'est à déplorer, c'est en revanche une catastrophe pour les commerçants, surtout en cette période de fêtes.

Effondrés, les habitants ont donc commencé mercredi à déblayer rues et maisons. Vision apocalyptique de ces jouets ou autres bibelots coincés dans les rambardes des ponts et passerelles... Le Finistère, cette année, n'aura pas le cœur à la fête.

Des dizaines de voitures ont elles aussi été submergées par les flots. La gare de Quimper, hors d'usage, devra compter plusieurs semaines de travaux. Des traverses de chemin de fer se sont mêmes détachées mardi et ont dévalé la ville à grande vitesse.

Les journaux locaux n'ont pas été épargnés. Si Ouest-France a pu continuer à utiliser une partie de ses locaux, le Télégramme est pour sa part dévasté. Les journalistes ont donc provisoirement transféré leur rédaction dans une salle du Conseil Général.

Cette crue est principalement due à deux facteurs. Tout d'abord, la pluie : il est tombé jusqu'à 80 mm d'eau mardi. Ensuite, ce phénomène a coïncidé avec un fort coefficient de marée (100). Il n'en fallait pas plus pour que les rivières du Finistère sortent de leur lit et envahissent les habitations.

Le député-maire de Quimper, Bernard Poignant, est venu apporter ses encouragements aux riverains sinistrés. Il a par ailleurs annoncé aux commerçants que les services financiers de l'Etat examineront pour eux une éventuelle exonération des charges.

 


Après la décrue, de nombreux déchets
jonchent encore les bords de la rivière.
Certaines personnes ne peuvent retenir
leurs larmes.

Mais un nouveau problème est venu s'ajouter à la cohue générale : les pillages, qui se sont multipliés dans la journée de mercredi, comme au centre-ville de Quimper. Gendarmes et policiers ont été appelés en renfort pour surveiller de près les boutiques les plus mal en point.

Une bonne nouvelle tout de même : les villes touchées par cette crues devraient être déclarées "zones sinistrées" par l'Etat. Cela permettra aux habitants et entreprises d'être indemnisés plus facilement par leurs compagnies d'assurances. Quant au préjudice moral...

Nicolas Gonidec      

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