Tout
s'est passé très vite. En quelques heures, le centre
historique de Quimper s'est retrouvé sous trois mètres
d'eau. Si aucune victime n'est à déplorer, c'est en
revanche une catastrophe pour les commerçants, surtout en
cette période de fêtes.
| Effondrés,
les habitants ont donc commencé mercredi à déblayer
rues et maisons. Vision apocalyptique de ces jouets ou autres
bibelots coincés dans les rambardes des ponts et passerelles...
Le Finistère, cette année, n'aura pas le cur
à la fête. |

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Des
dizaines de voitures ont elles aussi été submergées
par les flots. La gare de Quimper, hors d'usage, devra compter plusieurs
semaines de travaux. Des traverses de chemin de fer se sont mêmes
détachées mardi et ont dévalé la ville
à grande vitesse.
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Les
journaux locaux n'ont pas été épargnés.
Si Ouest-France a pu continuer à utiliser une partie
de ses locaux, le Télégramme est pour sa part
dévasté. Les journalistes ont donc provisoirement
transféré leur rédaction dans une salle
du Conseil Général.
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Cette
crue est principalement due à deux facteurs. Tout d'abord,
la pluie : il est tombé jusqu'à 80 mm d'eau mardi.
Ensuite, ce phénomène a coïncidé avec
un fort coefficient de marée (100). Il n'en fallait pas plus
pour que les rivières du Finistère sortent de leur
lit et envahissent les habitations.
Le
député-maire de Quimper, Bernard Poignant, est
venu apporter ses encouragements aux riverains sinistrés.
Il a par ailleurs annoncé aux commerçants que
les services financiers de l'Etat examineront pour eux une éventuelle
exonération des charges.
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Après
la décrue, de nombreux déchets
jonchent encore les bords de la rivière.
Certaines personnes ne peuvent retenir
leurs larmes.
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Mais
un nouveau problème est venu s'ajouter à la cohue
générale : les pillages, qui se sont multipliés
dans la journée de mercredi, comme au centre-ville de Quimper.
Gendarmes et policiers ont été appelés en renfort
pour surveiller de près les boutiques les plus mal en point.
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Une
bonne nouvelle tout de même : les villes touchées
par cette crues devraient être déclarées
"zones sinistrées" par l'Etat. Cela permettra
aux habitants et entreprises d'être indemnisés
plus facilement par leurs compagnies d'assurances. Quant au
préjudice moral...
Nicolas
Gonidec
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