Décembre 2000

Le 24 décembre 2000 :
Joyeux Noël depuis la cathédrale de Kemper !

Le 24 décembre 2000 :
Quimper en 1900 : les changements climatiques ne datent pas d'hier...

Le 14 décembre 2000 :
Inondations en Bretagne : des millions de francs de dégâts dans les villes

Le 1er décembre 2000 :
Dynamique culturelle bretonne : les jeux organisés en comités et fédérations

 Le 1er décembre 2000 :
Charte européenne des langues régionales : une pétition "pour que vivent nos langues"

Le 1er décembre 2000 :
Journée mondiale contre le Sida : les étudiants quimpérois ont répondu présent


 

Charte europénne des langues régionales :
Une pétition "pour que vivent nos langues"

Le Conseil Constitutionnel, saisi par le Président de la République, a décidé le 15 juin 1999 que la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l'Europe était contraire à la Constitution française. Ainsi :

  • Malgré la demande démocratique, largement exprimée dans les territoires et les communautés concernés, soutenue par l'opinion publique dans toute la France (82% de la population favorable à la ratification de la Charte),
  • Malgré le constat d'un péril évident de disparition pure et simple, à plus ou moins long terme, de la totalité des cultures régionales ou minoritaires sur le territoire français,
  • Malgré l'impérieux besoin de doter les nombreuses langues et cultures pratiquées en France de droits et de moyens pour assurer leur pérennité et leur épanouissement,
  • Malgré la souffrance de ceux qui, individus, communautés et peuples, vivent la perte de leur identité comme une injustice insupportable,
  • Malgré le dynamisme culturel, économique et social qui s'exprime à partir d'identités assumées sans complexe et sans xénophobie, dans l'échange et le partage,
  • Malgré la construction européenne qui place au cœur des libertés fondamentales de l'Union le respect de la diversité culturelle, comme l'affirme désormais sa devise : "L'unité dans la diversité",

L'Etat refuse de ratifier
la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires
qu'il a pourtant signée le 7 mai à Budapest.

Ce refus, décidé sous la contrainte d'une constitution largement dépassée par les évolutions européennes, est inacceptable. Il met en cause le principe même de démocratie en bafouant la volonté populaire. Ses conséquences sont sensibles partout : entraves aux filières d'enseignement bilingues, carence des médias du service public, disparition des pratiques culturelles.

Pour renverser cette situation
aux conséquences désastreuses et irréversibles,
il faut nous mobiliser.

Les objectifs sont simples :

  • que la France modifie sa Constitution,
  • qu'elle ratifie la Charte Européenne des Langues régionales ou Minoritaires,
  • qu'elle décide de politiques adaptées et efficaces, telles qu'elles ont été mises en œuvre ailleurs en Europe, pour assurer enfin l'avenir des langues et cultures présentes sur son territoire.

Le moyen que nous proposons pour cette mobilisation est le recueil de "chèques-pétitions" d'un montant symbolique de 10 francs. Pour cela, une association a été créée : "Pour que vivent nos langues".

Des dizaines de milliers d'entre nous, et même davantage, peuvent répondre à cet appel. Notre poids sera alors déterminant pour amener les élus, présents et futurs, à faire enfin les réformes nécessaires.

Merci de soutenir cette mobilisation fondée sur les principes essentiels de toute vie démocratique : citoyenneté, responsabilité et détermination.

NOM, Prénom :...........................................

Fonction et responsabilité (éventuellement) :.........................

Adresse :..................................................................

Accepte de faire partie du comité de parrainage : oui - non.

Signature :

Pour attester votre accord, adressez, avec ce bulletin imprimé, un chèque de 10 francs à "Pour que vivent nos langues"
46 rue Branda
29200 BREST - Tél : 02 98 46 15 26. Fax : 02 98 46 22 73.