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Ils
protestent contre la baisse de leurs tarifs
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Les kinés se massent dans les rues
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Chaque
samedi matin, toutes sortes de camelots sollicitent les innombrables
clients qui se pressent aux halles Saint-François, à
Quimper, pour les achats du week-end. La semaine dernière,
ce sont des kinés finistériens qui s'adressaient
aux chalands.
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Après avoir mené plusieurs actions auprès des parlementaires, à commencer
par la Bigoudène Jacqueline Lazard qui fait partie de la commission
santé à l'Assemblée nationale, et des présidents ou directeurs des
caisses d'assurance maladie, le syndicat a décidé de descendre dans
la rue pour attirer l'attention du public "sans prendre qui que ce
soit en otage". Les kinés ont donc proposé des massages dits "de rue",
c'est-à-dire très simples et gratuits, pratiqués en public.
Les
clients des halles Saint-François ont apprécié la démarche
et plusieurs dizaines de personnes se sont assises sur un fauteuil
installé sous un barnum, tout comme à Brest. Un geste symbolique
bien sûr comme la signature des pétitions ouvertes dans les cabinets
depuis le mois dernier ou cette couronne mortuaire jetée dans l'Odet.
Le
motif de cette colère est la décision unilatérale des pouvoirs publics
d'avoir, dans le cadre de la loi de finances 2000, baissé la tarification
de ces auxiliaires de santé de 40 centimes, un manque à gagner de
3 % sur la lettre K, "déjà très sous-évaluée" et à la fin de
l'année une perte de revenu de 12.000 à 15.000 F. Plus de mille
francs par mois ! Cette décision choque d'autant plus les kinés
qu'ils ont le sentiment d'avoir fait de véritables efforts dans la
concertation avec la Sécu sur la chasse au gaspi.