Octobre 2000

Le 13 octobre 2000 :
"Un pas de géant" pour le Téléthon 2000 : le Sud-Finistère dans la course

Le 13 octobre 2000 :
Dynamique culturelle bretonne : les maisons de production de disques

 Le 13 octobre 2000 :
Ils protestent contre la baisse de leurs tarifs : les kinés se massent dans les rues

Le 13 octobre 2000 :
Naufrage du chalutier "An Orient" : trois rescapés, huit disparus


 

Ils protestent contre la baisse de leurs tarifs :
Les kinés se massent dans les rues

Chaque samedi matin, toutes sortes de camelots sollicitent les innombrables clients qui se pressent aux halles Saint-François, à Quimper, pour les achats du week-end. La semaine dernière, ce sont des kinés finistériens qui s'adressaient aux chalands.

Après avoir mené plusieurs actions auprès des parlementaires, à commencer par la Bigoudène Jacqueline Lazard qui fait partie de la commission santé à l'Assemblée nationale, et des présidents ou directeurs des caisses d'assurance maladie, le syndicat a décidé de descendre dans la rue pour attirer l'attention du public "sans prendre qui que ce soit en otage". Les kinés ont donc proposé des massages dits "de rue", c'est-à-dire très simples et gratuits, pratiqués en public.

Les clients des halles Saint-François ont apprécié la démarche et plusieurs dizaines de personnes se sont assises sur un fauteuil installé sous un barnum, tout comme à Brest. Un geste symbolique bien sûr comme la signature des pétitions ouvertes dans les cabinets depuis le mois dernier ou cette couronne mortuaire jetée dans l'Odet.

Le motif de cette colère est la décision unilatérale des pouvoirs publics d'avoir, dans le cadre de la loi de finances 2000, baissé la tarification de ces auxiliaires de santé de 40 centimes, un manque à gagner de 3 % sur la lettre K, "déjà très sous-évaluée" et à la fin de l'année une perte de revenu de 12.000 à 15.000 F. Plus de mille francs par mois ! Cette décision choque d'autant plus les kinés qu'ils ont le sentiment d'avoir fait de véritables efforts dans la concertation avec la Sécu sur la chasse au gaspi.