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Attentat
du Mc Donald's de Quévert
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Les Bretons endeuillés condamnent la violence
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Suite
à l'attentat du McDonald's de Quévert, situé à la périphérie
de Dinan, le 19 avril dernier, le Conseil culturel de Bretagne
et les différentes associations bretonnes condamnent cet acte
gratuit.
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Rappelons
que l'explosion avait causé la mort d'une jeune employée de 28 ans,
Laurence Turbec, domiciliée à Trélivan. L'attentat n'a toujours pas
été revendiqué, mais les gendarmes ont d'ores-et-déjà arrêté les principaux
dirigeants de l'Armée révolutionnaire bretonne (ARB), autour desquels
l'étau se resserre de plus en plus chaque jour. En tout cas, c'est
la première fois en Bretagne que ce type d'action autonomiste coûte
la vie à quelqu'un.
Il
est tout juste 10 h ce mercredi 19 avril. Le restaurant McDonald's
de Quévert, situé sur le parking du centre commercial Le Chêne, à
la périphérie de Dinan, a ouvert ses portes voici une demi-heure.
Cinq clients, trois adolescents et deux adultes, prennent leur petit
déjeuner tandis que deux employés, arrivés à 7 h pour préparer
l'ouverture, s'affairent à l'intérieur. Le premier travaille dans
la salle du restaurant. La seconde employée, Laurence Turbec, manager
chef d'équipe, se trouve à proximité, sas d'accès situé à l'arrière
droit du McDo.
C'est
là, à l'extérieur du restaurant, que l'explosion retentit vers 10 h 10.
La déflagration sera entendue par un automobiliste, occupé à faire
le plein de son véhicule à la station-service de la grande surface
Stoc. Les responsables du magasin entendent eux-aussi la déflagration
et se rendent sur les lieux avant d'alerter les pompiers et la gendarmerie
de Dinan. Les clients présents dans le restaurant et le premier employé,
non blessés, se sont déjà regroupés et s'aperçoivent alors de l'absence
de Laurence Turbec. Le corps de la victime sera retrouvé dans un buisson
par une jeune femme pompier de Dinan.
Employée
depuis un peu plus de deux ans au McDonald's, la jeune femme de 28
ans était domiciliée cité des Genêts à Trélivan, commune située à
1,5 km de Dinan. Unanimement appréciée de ses collègues, elle
l'était aussi des enfants avec qui elle fêtait régulièrement les anniversaires.
Célibataire, sans enfants, elle travaillait souvent avec sa jeune
sœur Laëtitia, également salariée au McDo de Dinan.
Le
Conseil culturel de Bretagne a réagit presque immédiatement. « Les
Bretons sont bouleversés, indignés, écœurés par un acte fou et monstrueux.
Un acte monstrueux parce que ôter la vie au nom d'une idée, quelle
qu'elle soit, est contraire au sentiment profond des Bretons, est-il
écrit. Les soussignés appellent ceux qui se sont fourvoyés dans la
violence, quels qu'ils soient et quelles que soient leurs motivations,
à cesser immédiatement leurs exactions. L'identité bretonne, plurielle,
ouverte et tolérante, est le bien commun de tous les Bretons, d'origine
ou d'adoption. Cette identité ne pourra vivre et s'enrichir que dans
un cadre démocratique qu'anéantit le recours à des actions violentes. »
Parmi les signataires de cet appel figurent notamment les noms de
Fulup Ar Gov (vice-président de Diwan Breizh), Yann Choucq, Jean-Louis
Latour (président du Conseil culturel de Bretagne), Christian Troadec,
Alan Stivell, etc. Les signataires ont par ailleurs appelé « à
se rassembler dans la dignité en un lieu symbolique, la place du Parlement
de Bretagne, à Rennes, pour affirmer que la Bretagne, c'est la vie ».
De
son côté, Tangi Louarn, président de Ti ar Vro, s'est déclaré profondément
choqué par l'attentat de Quévert. « Tous les Bretons sont
unanimes pour condamner toutes les actions violentes, pour dire que
cela suffit, que cela doit cesser », a-t-il expliqué. « En
tant que défenseurs de la culture bretonne, nous nous sommes diamétralement
opposés à ce genre d'action qui ne peut que contribuer à détruire
tout le travail constructif réalisé par le mouvement culturel breton.
Les personnalités culturelles et artistiques ont été révoltées par
cet attentat. Mais cette indignation ne date pas d'hier ! »
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« Dans
sa totalité, le mouvement culturel breton reste profondément
choqué et rejette toute forme de violence. Car cela donne une
image négative de la Bretagne et se situe aux antipodes de la
réalité de notre région avec sa vitalité culturelle et son dynamisme
économique. Il faut continuer à travailler dans le cadre de
la démocratie qui, sans être parfait, reste perfectible. »
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