Avril 2000

Le 17 avril 2000 :
Dynamique culturelle bretonne : les éditeurs en langue bretonne

Le 17 avril 2000 :
Ouverture de la chaîne TV Breizh : la gratuité au service de 4 millions de Bretons

 Le 17 avril 2000 :
Bel avenir pour l'emploi en Bretagne : plus de 4.500 postes à pourvoir en 2000

Le 03 avril 2000 :
Blessures, risque d'amputation : Jo Le Guen abandonne sa traversée


 

Bel avenir pour l'emploi en Bretagne :
Plus de 4.500 postes à pourvoir dans l'année 2000

L'année 2000 sera propice à la création d'emplois dans les différentes régions françaises. Une grande enquête réalisée par le magazine économique « L'Usine Nouvelle » révèle ainsi que sur le territoire, plus de 100.000 postes sont à pourvoir, dont près de la moitié dans le secteur de la « nouvelle économie ». Selon cette enquête, 948 entreprises s'apprêtent à recruter 72.500 personnes, tandis que 33 grands groupes vont offrir 34.763 postes.

Près de la moitié (47 %) des emplois proposés concerne les secteurs de la nouvelle économie : télécommunications, informatique, Internet, électronique et électrique. 16 % correspondent à des postes dans l'automobile, 10 % dans la logistique, 6 % dans les équipements de production, 5 % dans l'agroalimentaire et autant dans les biens de consommation. Viennent ensuite la chimie, pharmacie, santé (4 %), la métallurgie, sidérurgie (3 %), les matériaux (2 %) et l'aéronautique (2 %). « Le seul bémol », souligne L'Usine Nouvelle, concerne « les pénuries de main-d'œuvre qualifiée amplifiées par la faible mobilité géographique des salariés, qui pénalisent de nombreux secteurs ».

Dans cet ensemble, la Bretagne ne manque pas de dynamisme puisque 50 entreprises comptent recruter 4.653 personnes cette année, ce qui place la région au quatrième rang français derrière l'Ile-de-France avec 22.657 postes à pourvoir, les Pays-de-la-Loire (7.043) et Rhône-Alpes (4.838).

D'autre part, « Rennes District » vient d'adopter une démarche innovante afin d'attirer les entreprises américaines des secteurs de l'informatique et des télécoms en leur proposant gratuitement (et rapidement) des équipes de recherche et développement.

Pour convaincre les grands groupes et start-up américains, la capitale bretonne ne manque pas d'arguments : ses 800 diplômés niveau bac + 5 par an spécialisés dans les technologies de l'information, formés à l'Université de Rennes 1 et dans les grandes écoles d'ingénieurs (Insa, Supelec...), sa technopole Rennes Atalante, qui abrite de grands centres de recherche comme Irisa (institut de recherche informatique des systèmes aléatoires - 350 chercheurs, 180 thésards) ou le centre R&D de France Telecom, et enfin sans oublier ses 200 entreprises telles que Canon, Cegetel ou Microeletronics...

La Bretagne revendique 1.200 entreprises des secteurs informatique-télécoms et 4.000 chercheurs, soit près de 40 % de la recherche française en matière de télécommunications. Son « gwen ha du » en évidence sur son stand, le chargé de mission Hervé Guicherd a prospecté en novembre dernier au salon Comdex à Las Vegas. Bilan : 15 projets d'implantation détectés à long terme. Cinq entreprises (deux américaines, deux canadiennes et une française) viendront sur place dans quelques semaines.

Mais la réelle force du district, c'est Internet : le site www.rennestelecom.com, créé en novembre, présente le projet et les atouts de la Bretagne aux entreprises comme aux ingénieurs. Mi décembre, près de 500 ingénieurs ou chercheurs étaient inscrits dans la base de données. La plupart travaillent et sont en veille. 90 % exercent en dehors de la Bretagne, surtout à Paris mais aussi aux USA, en Grande-Bretagne, en Suisse... Reste à franchir le pas lorsque les projets se concrétiseront. Pour ce faire, Hervé Guicherd mise sur les... Bretonnes. Beaucoup ont suivi leur époux fraîchement diplômé en région parisienne et comptent bien « rentrer » un jour.