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Bel
avenir pour l'emploi en Bretagne
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Plus de 4.500 postes à pourvoir dans l'année 2000
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L'année
2000 sera propice à la création d'emplois dans les différentes régions
françaises. Une grande enquête réalisée par le magazine économique
« L'Usine Nouvelle » révèle ainsi que sur le
territoire, plus de 100.000 postes sont à pourvoir, dont près de la
moitié dans le secteur de la « nouvelle économie ».
Selon cette enquête, 948 entreprises s'apprêtent à recruter 72.500
personnes, tandis que 33 grands groupes vont offrir 34.763 postes.
Près
de la moitié (47 %) des emplois proposés concerne les secteurs
de la nouvelle économie : télécommunications, informatique, Internet,
électronique et électrique. 16 % correspondent à des postes dans
l'automobile, 10 % dans la logistique, 6 % dans les équipements
de production, 5 % dans l'agroalimentaire et autant dans les
biens de consommation. Viennent ensuite la chimie, pharmacie, santé
(4 %), la métallurgie, sidérurgie (3 %), les matériaux (2 %)
et l'aéronautique (2 %). « Le seul bémol »,
souligne L'Usine Nouvelle, concerne « les pénuries de main-d'œuvre
qualifiée amplifiées par la faible mobilité géographique des salariés,
qui pénalisent de nombreux secteurs ».
Dans
cet ensemble, la Bretagne ne manque pas de dynamisme puisque 50 entreprises
comptent recruter 4.653 personnes cette année, ce qui place la région
au quatrième rang français derrière l'Ile-de-France avec 22.657 postes
à pourvoir, les Pays-de-la-Loire (7.043) et Rhône-Alpes (4.838).
D'autre
part, « Rennes District » vient d'adopter une
démarche innovante afin d'attirer les entreprises américaines
des secteurs de l'informatique et des télécoms en leur proposant gratuitement
(et rapidement) des équipes de recherche et développement.
Pour
convaincre les grands groupes et start-up américains, la capitale
bretonne ne manque pas d'arguments : ses 800 diplômés niveau
bac + 5 par an spécialisés dans les technologies de l'information,
formés à l'Université de Rennes 1 et dans les grandes écoles d'ingénieurs
(Insa, Supelec...), sa
technopole Rennes Atalante, qui abrite de grands centres de
recherche comme Irisa (institut de recherche informatique des systèmes
aléatoires - 350 chercheurs, 180 thésards) ou le centre
R&D de France Telecom, et enfin sans oublier ses 200 entreprises telles
que Canon, Cegetel ou Microeletronics...
La
Bretagne revendique 1.200 entreprises des secteurs informatique-télécoms
et 4.000 chercheurs, soit près de 40 % de la recherche française
en matière de télécommunications. Son « gwen ha du »
en évidence sur son stand, le chargé de mission Hervé Guicherd a prospecté
en novembre dernier au salon Comdex à Las Vegas. Bilan : 15 projets
d'implantation détectés à long terme. Cinq entreprises (deux américaines,
deux canadiennes et une française) viendront sur place dans quelques
semaines.
Mais
la réelle force du district, c'est Internet : le site www.rennestelecom.com,
créé en novembre, présente le projet et les atouts de la Bretagne
aux entreprises comme aux ingénieurs. Mi décembre, près de 500 ingénieurs
ou chercheurs étaient inscrits dans la base de données. La
plupart travaillent et sont en veille. 90 % exercent en dehors
de la Bretagne, surtout à Paris mais aussi aux USA, en Grande-Bretagne,
en Suisse... Reste à franchir le pas lorsque les projets se concrétiseront.
Pour ce faire, Hervé Guicherd mise sur les... Bretonnes. Beaucoup
ont suivi leur époux fraîchement diplômé en région parisienne et comptent
bien « rentrer » un jour.