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Traversée
du Pacifique à la rame
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Jo Le Guen rame pour « qu'elle reste bleue »...
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Le
03 février 2000, Jo Le Guen a quitté la Nouvelle-Zélande pour
traverser le Pacifique Sud jusqu'au Cap Horn, à la rame, en
solitaire et sans assistance.
Au-delà
de l'exploit personnel de Jo, keep it blue est
une opération de sensibilisation à la préservation des océans.
Hormis le suivi quotidien de la traversée, le site web de keep
it blue présentera donc, sous une forme accessible à
tous, une information sur les principales formes de pollution
à travers le voyage de Koum, l'albatros aux ailes de géant.
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Aujourd'hui
Jo Le Guen rame, seul, sur l'océan Pacifique. Ses coups de rame constituent
son engagement personnel, et il semble que plus personne ne puisse
plus aujourd'hui l'aider. C'est faux : vous pouvez l'aider. Car son
engagement personnel va au-delà de sa volonté et de son effort physique.
Son
départ a été à lui seul une suite de miracles : avant, il a dû
construire un bateau, l'équiper, le faire transporter en Nouvelle-Zélande.
Il a dû s'adjoindre les services d'un routeur, communiquer à l'aide
d'un téléphone satellite, mettre en service une balise pour sa position
en mer. Pour faire connaître son message en faveur des océans, il
a fallu créer ce site, avec ses ingénieurs, ses graphistes, ses traducteurs.
Tout cela coûte de l'argent : environ 2,7 millions de francs (402.000
USD ou 412.000 Euros). L'esprit d'engagement individuel de Jo Le Guen
était incompatible avec la recherche de sponsors. Qui a payé la facture ?
lui-même, sa famille, ses amis ont apporté de l'argent.
D'autres,
qui se sont engagés individuellement à ses côtés, ont apporté gratuitement
leur travail, leurs compétences, des services ou du matériel. Mais
il reste pourtant beaucoup de factures à régler, de dettes à rembourser.
La fin de la traversée ne sera pas pour Jo la fin des tempêtes. C'est
pour cela qu'un disque a été édité : 18 musiciens du monde entier
ont donné leur musique pour le réaliser. Sur chaque disque vendu 100
francs (15 USD ou 15,24 Euros), la moitié revient à Jo Le Guen. En
ce moment, à chaque coup de rame, Jo Le Guen s'approche de l'objectif
humain qu'il s'est fixé. Le cur de la planète bat aux oreilles de
Jo par les bruits de l'océan, à vos oreilles par ce CD qui restera
le symbole de votre engagement personnel pour qu'elle reste bleue.
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Jo
est un homme de l'extrême. Après avoir battu le record assez
flatteur de la plus grande progression, 64 milles nautiques
en une journée, il n'a pu parcourir que 11 petits milles nautiques
lors des dernières 24 heures (vendredi 10 mars). En effet le
vent de Sud Ouest qui souffle depuis trois jours a forci, l'obligeant
à installer ses ancres flottantes pour éviter que keep
it blue recule. Dans ces conditions, 11 milles ce n'est
pas si mal et cela a quand même permis à Jo de passer les 1000
milles de distance de Wellington, chiffre tout à fait symbolique
mais psychologiquement motivant pour le rameur qui doit faire
face à cette immobilité forcée.
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Visiter
le site de Jo Le Guen, Keep it blue
