Février 2000

Le 28 février 2000 :
Dynamique culturelle bretonne : les radios en langue bretonne (1)

Le 28 février 2000 :
Journée européenne des langues : rassemblement, réflexion et échange à Paris

Le 28 février 2000 :
Manifestation à Lorient contre l'Érika : les îliens réclament un pompage immédiat

 Le 21 février 2000 :
Suspection d'une ESB dans le Morbihan : la vache n'était pas folle !

Le 21 février 2000 :
Épave de l'Érika : le pompage commencera début mai

Le 14 février 2000 :
Dynamique culturelle bretonne : les jeux sans structure

Le 14 février 2000 :
Tremplin Jeunes Charrues : la musique bretonne en ascension

Le 14 février 2000 :
Maladie de la vache folle : une bête contaminée aurait passé les contrôles

Le 7 février 2000 :
Nucléaire : un site d'enfouissement à Huelgoat ?

Le 7 février 2000 :
Marée humaine dans les rues de Nantes : la colère noire des Bretons


 

Suspection d'une ESB dans le Morbihan :
La vache n'était pas folle !

Et oui, tout le monde peut se tromper, et l'erreur était humaine... La vache malade, suspectée d'être atteinte d'encéphalie spongiforme bovine (ESB), n'était pas folle. Tel est le résultat des examens post-mortem qu'a fait connaître jeudi dernier le laboratoire de pathologie bovine de Lyon. En tout cas, une chose est sûre : le réseau breton de surveillance ne baisse pas la garde.

Et c'est plutôt rassurant pour le consommateur : non seulement parce que l'éleveur finistérien n'a pas vendu une vache contaminée, dépourvue de certificat vétérinaire, mais aussi parce que la surveillance sanitaire a parfaitement rempli son rôle. En fait, le seul point qui restait encore à éclaircir, c'était l'absence du fameux certificat.

L'animal, une Prim'Holstein née en 1997, présentait la semaine dernière de nombreux signes d'affaiblissement, d'amaigrissement, et de raideur dans la démarche, et ce vraisemblablement à la suite d'un vêlage difficile deux mois auparavant. Lors de la sélection des bovins à l'abattoir Gallais, au Sourn, dans le Morbihan, la vache avait été isolée car elle paraissait plus fragile que les autres.

Les vétérinaires avaient alors constaté un trouble du comportement de la bête, qui les a amenés à penser à la maladie de la vache folle. Une enquête avait donc été ouverte par le Parquet de Lorient. Mais aujourd'hui, le doute n'est plus permis : la vache n'était pas touchée par l'encéphalie spongiforme bovine. Son état résultait probablement de la naissance de son premier veau, épreuve dont elle ne s'était jamais remise. Le vétérinaire traîtant avait alors recommandé l'abattage de l'animal pour abréger ses souffrances, sans pour autant la considérer comme malade.

Et voilà donc comment la Prim'Holstein s'est retrouvée au cœur d'une polémique, sans le certificat délivré uniquement aux bêtes « malades ou blessées ». Qui plus est, le risque que la vache soit atteinte de l'ESB était très faible, du fait de son jeune âge.

Pour M. Frétigny, procureur à Lorient, l'affaire est définitivement close. En attendant, l'éleveur de Plouvien demande réparation de la « bavure » commise par l'administration, qui l'a conduit bien malgré lui sous les feux de l'actualité nationale.

Nicolas Gonidec