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Et
oui, tout le monde peut se tromper, et l'erreur était
humaine... La vache malade, suspectée d'être
atteinte d'encéphalie spongiforme bovine (ESB),
n'était pas folle. Tel est le résultat
des examens post-mortem qu'a fait connaître jeudi
dernier le laboratoire de pathologie bovine de Lyon.
En tout cas, une chose est sûre : le réseau
breton de surveillance ne baisse pas la garde.
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Et
c'est plutôt rassurant pour le consommateur :
non seulement parce que l'éleveur finistérien
n'a pas vendu une vache contaminée, dépourvue
de certificat vétérinaire, mais aussi parce
que la surveillance sanitaire a parfaitement rempli son rôle.
En fait, le seul point qui restait encore à éclaircir,
c'était l'absence du fameux certificat.
L'animal,
une Prim'Holstein née en 1997, présentait la
semaine dernière de nombreux signes d'affaiblissement,
d'amaigrissement, et de raideur dans la démarche, et
ce vraisemblablement à la suite d'un vêlage
difficile deux mois auparavant. Lors de la sélection
des bovins à l'abattoir Gallais, au Sourn, dans le
Morbihan, la vache avait été isolée car
elle paraissait plus fragile que les autres.
Les
vétérinaires avaient alors constaté
un trouble du comportement de la bête, qui les a amenés
à penser à la maladie de la vache folle.
Une enquête avait donc été ouverte par
le Parquet de Lorient. Mais aujourd'hui, le doute n'est plus
permis : la vache n'était pas touchée par
l'encéphalie spongiforme bovine. Son état résultait
probablement de la naissance de son premier veau, épreuve
dont elle ne s'était jamais remise. Le vétérinaire
traîtant avait alors recommandé l'abattage de
l'animal pour abréger ses souffrances, sans pour autant
la considérer comme malade.
Et
voilà donc comment la Prim'Holstein s'est retrouvée
au cur d'une polémique, sans le certificat
délivré uniquement aux bêtes « malades
ou blessées ». Qui plus est, le risque que
la vache soit atteinte de l'ESB était très faible,
du fait de son jeune âge.
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Pour
M. Frétigny, procureur à Lorient, l'affaire
est définitivement close. En attendant,
l'éleveur de Plouvien demande réparation
de la « bavure » commise par l'administration,
qui l'a conduit bien malgré lui sous les feux
de l'actualité nationale.
Nicolas
Gonidec
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