Février 2000

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Dynamique culturelle bretonne : les radios en langue bretonne (1)

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Le 28 février 2000 :
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Épave de l'Érika : le pompage commencera début mai

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Épave de l'Érika :
Le pompage commencera début mai


Le Nord 262 de la Marine Nationale permet aux spécialistes d'effectuer des repérages
sur l'épave de l'Érika.

Les vols de reconnaissance de deux avions des douanes et de la Marine nationale ont permis de repérer samedi des irisations d'hydrocarbures de 50 à 100 m de large sur 1.800 à 5.400 m de long, à la verticale des deux épaves de l'Érika. Mais les nouvelles investigations menées par le Marianos, bateau de la société Coflexip Stena affrété par TotalFina, et par l'Ailette, bâtiment de la Marine nationale équipé en antipollution, n'ont révélé aucune nouvelle fuite.

La Préfecture maritime de Brest a indiqué, dimanche, que trois des quatre « légères fuites », repérées le 13 février sur l'épave arrière du pétrolier maltais Érika, qui gît par 120 m de fond à 70 km au large de Penmarc'h (Finistère), ont été colmatées samedi. La quatrième fuite pose des problèmes d'accessibilité mais le Marianos (sur zone depuis vendredi) s'attelle désormais à la tâche. En outre, il a été décidé de renforcer la surveillance sous-marine de l'épave pour en contrôler l'évolution et s'efforcer de mesurer, en temps réel, le débit des fuites responsables des traces ou irisations.

Mais tandis que l'on panse les plaies du tanker, Jean-Claude Gayssot, Ministre des transports, a donné le feu vert pour le pompage du fioul encore contenu dans les cuves de l'Érika. Une fois le mazout fluidifié, les pompes s'actionneront début mai. D'ici une semaine, TotalFina devra par ailleurs fournir au gouvernement un cahier des charges très détaillé. Car la facture de 400 MF au bas mot sera réglée par la compagnie de Thierry Desmarest... Malheureusement, le travail sera de longue haleine : le chantier ne devrait s'achever que fin septembre, si la météo n'est pas trop capricieuse.

Afin de pomper ce fioul lourd et visqueux, les experts se sont inspirés de l'exemple du Tanio, en 1980. Pour l'Érika, un autre hydrocarbure de type gas-oil sera injecté dans le mazout du pétrolier, ce qui permettra de rendre le produit fluide, qui sera ainsi pompé au fur et à mesure. Celui-ci sera stocké à bord d'un navire ou d'une plate-forme, puis ramené à terre et brûlé directement en raffinerie.

De son côté, le Ministère de l'environnement a annoncé que, loin des 10.000 ou 12.000 tonnes calculées précédemment, ce sont en fait près de 16.000 tonnes de pétrole qui ont été rejetées des cuves de l'Érika. La facture pour le nettoyage des côtes devrait donc s'élever aux alentours de 800 MF.

Nicolas Gonidec       


Pose d'une plaque d'obturation sur l'épave du tanker Érika.

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