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Épave
de l'Érika
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Le pompage commencera début mai
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Le
Nord 262 de la Marine Nationale permet aux spécialistes
d'effectuer des repérages
sur l'épave de l'Érika.
Les
vols de reconnaissance de deux avions des douanes et de la Marine
nationale ont permis de repérer samedi des irisations
d'hydrocarbures de 50 à 100 m de large sur 1.800 à 5.400 m de
long, à la verticale des deux épaves de l'Érika.
Mais les nouvelles investigations menées par le Marianos, bateau
de la société Coflexip Stena affrété par TotalFina, et par l'Ailette,
bâtiment de la Marine nationale équipé en antipollution, n'ont
révélé aucune nouvelle fuite.
La
Préfecture maritime de Brest a indiqué, dimanche, que trois
des quatre « légères fuites », repérées
le 13 février sur l'épave arrière du pétrolier maltais Érika,
qui gît par 120 m de fond à 70 km au large de Penmarc'h (Finistère),
ont été colmatées samedi. La quatrième fuite pose des
problèmes d'accessibilité mais le Marianos (sur zone depuis
vendredi) s'attelle désormais à la tâche. En outre, il
a été décidé de renforcer la surveillance sous-marine
de l'épave pour en contrôler l'évolution et s'efforcer de mesurer,
en temps réel, le débit des fuites responsables des traces ou
irisations.
Mais
tandis que l'on panse les plaies du tanker, Jean-Claude Gayssot,
Ministre des transports, a donné le feu vert pour le
pompage du fioul encore contenu dans les cuves de l'Érika.
Une fois le mazout fluidifié, les pompes s'actionneront
début mai. D'ici une semaine, TotalFina devra
par ailleurs fournir au gouvernement un cahier des charges très
détaillé. Car la facture de 400 MF au bas mot
sera réglée par la compagnie de Thierry Desmarest...
Malheureusement, le travail sera de longue haleine :
le chantier ne devrait s'achever que fin septembre, si la météo
n'est pas trop capricieuse.
Afin
de pomper ce fioul lourd et visqueux, les experts se sont inspirés
de l'exemple du Tanio, en 1980. Pour l'Érika,
un autre hydrocarbure de type gas-oil sera injecté dans
le mazout du pétrolier, ce qui permettra de rendre le
produit fluide, qui sera ainsi pompé au fur et
à mesure. Celui-ci sera stocké à bord d'un
navire ou d'une plate-forme, puis ramené à terre
et brûlé directement en raffinerie.
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De
son côté, le Ministère de l'environnement
a annoncé que, loin des 10.000 ou 12.000 tonnes
calculées précédemment, ce sont en
fait près de 16.000 tonnes de pétrole
qui ont été rejetées des cuves de
l'Érika. La facture pour le nettoyage des
côtes devrait donc s'élever aux alentours
de 800 MF.
Nicolas
Gonidec
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Pose
d'une plaque d'obturation sur l'épave du tanker
Érika.
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Visiter
le site de la Marine Nationale

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