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Maladie
de la vache folle dans le Morbihan
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Une bête contaminée aurait passé les contrôles
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Les
inspecteurs de la division des services vétérinaires
(DSV) ont découvert en milieu de semaine dernière
une vache présentant de nets signes d'encéphalopathie
spongiforme bovine, c'est-à-dire de maladie de la vache
folle. Celle-ci était arrivée jusqu'à
l'abattoir du Sourn, près de Pontivy, sans aucun certificat
vétérinaire.
L'animal,
abattu jeudi, est depuis lors soumis aux analyses qui
détermineront s'il était bel et bien atteint de
la maladie. Si ces tests se révélaient positifs,
il s'agirait du sixième cas observé en
France depuis le 1er janvier, et le 87ème
depuis 1991... Quoiqu'il en soit, l'agriculteur de Ploumoguer
(Finistère) nie avoir volontairement tenté de
dissimuler l'infection de la vache incriminée.
La
gendarmerie devra donc déterminer si le vendeur de l'animal
avait remarqué l'état du bovin, et dans ce cas,
expliquer comment celui-ci a pu entrer dans la chaîne
de production dépourvu de certificat vétérinaire.
Ce document est normalement délivré par un vétérinaire
et doit accompagner jusqu'à son abattage tout animal
malade ou accidenté. Une autre alternative est à
envisager : le propriétaire pourrait avoir découvert
des symptômes suspects, mais aurait néanmoins décidé
de se débarrasser de sa vache, pour éviter
que tout le troupeau ne soit abattu, comme le prévoit
la procédure légale.
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La
procédure judiciaire pourrait se prolonger, s'il
était prouvé que l'animal avait ingéré
des farines animales, interdites en France dans l'alimentation
des ruminants depuis 1990. Ces farines sont en effet considérées
comme la principale cause de la maladie de la vache folle,
susceptible de provoquer chez l'homme la maladie de Creutzfeldt-Jakob,
dont l'issue demeure - hélas - fatale.
Nicolas
Gonidec
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